Un couple de retraités d’un village des monts du Lyonnais, à l’ouest de Lyon, viennent de mettre en service fin mai sur leur terrain privé, une éolienne individuelle de 12 mètres de haut, hauteur maximale autorisée sans permis de construire. Ils souhaitaient pouvoir produire leur propre électricité pour réduire leurs factures énergétiques, mais aussi pour rendre visible leur engagement environnemental.
C’est Weole Energy qui leur a installé cette éolienne d’une puissance de 5kW, correspondant aux besoins de production moyens d’une maison particulière. Le couple devrait atteindre leur autonomie en électricité dans les mois à venir. Selon les propriétaires, « Sur le premier mois de fonctionnement, notre éolienne a tourné 190 heures. Si nous extrapolons sur l’année, nous devrions donc avoir plus de 2.000 heures de vent productif par an, soit 10.000kWh d’électricité. C’est plus qu’il n’en faut pour couvrir notre consommation annuelle, 8.000kWh en moyenne, pour les 130m2 de notre maison, chauffage électrique compris ».
Le surplus de production électrique pourra être éventuellement revendu à l’opérateur alternatif Direct Energie, et ceci à un taux préférentiel (0,080 € HT/kWh pour les 1500 premiers kWh et 0,055 € HT/kWh pour les suivants). Car il faut savoir qu’EDF n’a plus d’obligation de rachat d'électricité hors ZDE (Zone de Développement Eolien). L'opération citée ci-dessus n’a donc été possible que grâce à un accord exclusif passé entre Weole Energy et Direct Energie.
« Nous disposons aujourd’hui d'une installation à la pointe de la technologie, et beaucoup de gens s’arrêtent pour voir notre éolienne ou nous demander des informations. », déclare fièrement les propriétaires. L'éolienne attise en effet aujourd’hui la curiosité de tout le voisinage, et devient même un point de repère géographique sur les routes sinueuses des monts du Lyonnais.
L’Administration américaine Obama vient de rendre publique près de 1000 clichés prises au-dessus de l’Arctique par des satellites espions américains, qui avaient été gardées secrètes et leur publication interdite par l'Administration Bush. Et pour cause, ces photos montrent clairement l'impact du réchauffement climatique sur la banquise et le rétrécissement de l'Arctique au cours de la dernière décennie, incompatible avec les puissants lobbies industriels américains.
L'administration Obama a donc déclassifiées ces documents, histoire d'apporter une preuve supplémentaire devant le Congrès et le public américains de l'importance de lutter contre le réchauffement de la planète et d'y mettre le prix.
La photo la plus saisissante (ci-contre) montre la disparition de la glace au large du port de Barrow, en Alaska : en juillet 2006, la glace est présente en masse sur la mer, et un an plus tard, un million de kilomètres carrés de banquise a disparu ! Une situation qui ne s'est d’ailleurs guère améliorée en juillet 2008, pas plus que cette année.
Les conséquences de cette fonte des glaces pourraient être dévastatrices. Notamment parce que cette glace réfléchit la radiation solaire, processus sans lequel la mer arctique pourrait se réchauffer dramatiquement, augmentant encore la fonte des glaces, avec toutes les conséquences environnementales que l’on connait…
Le Député-maire UMP Philippe Cochet, Maire de la commune de Caluire et Cuire dans le Rhône, a récemment questionné le gouvernement au sujet des dispositifs pouvant bénéficier des mesures incitatives mises en place dans le cadre de la politique d’économies d'énergie. Il souhaiterait savoir plus particulièrement si les installations dites « conduits de lumière naturelle » pourraient être éligibles aux crédits d’impôts, éco-PTZ, et autres certificats d’économie d’énergie. En effet, le conduit de lumière naturelle bénéficie déjà, dans d’autres pays européens, de mesures incitatives. Pour le député maire, il apparaît fortement souhaitable de favoriser ce type d'installation comme c'est déjà le cas dans plusieurs pays européens.
Les conduits de lumière naturelle permettent de transporter et de distribuer la lumière naturelle dans des pièces sombres éloignées des ouvertures traditionnelles, sans transmission de chaleur et sans avoir recours à l’électricité, entrainant des économies d’énergie et moins de rejets de CO2. Ces conduits de lumière sont d’ailleurs de plus en plus intégrés par les architectes dans leur démarche HQE (haute qualité environnementale) et leurs applications se déploient dans les écoles, les entrepôts, les surfaces commerciales...
Même si la réponse du gouvernement n’est pas attendue avant plusieurs mois, les fabricants ne cachent pas leurs espoirs, la France étant clairement en retard par rapport à ses voisins dans l’installation de conduit de lumière naturelle. Une mesure incitative permettrait aussi de créer (ou de sauver) plusieurs milliers d’emplois, les conduits de lumière étant installés le plus souvent par des artisans.
L’eau chaude sanitaire (ECS) peut actuellement consommer jusqu’à un quart des besoins en énergie d’un foyer. Encore pire, dans les nouveaux bâtiments à basse consommation, l’eau chaude peut représenter jusqu’à la moitié de la facture énergétique. Ainsi, l’ADEME lancera le 31 août prochain un appel à projet pour le développement de solutions d’eau chaude sanitaire plus sobres en énergie, afin d’assurer une réduction cohérente des consommations énergétiques des foyers français.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie souhaite la mise en œuvre d’un Programme d’Actions Concertées en Technologies de l’Energie sur l’Eau Chaude Sanitaire. L’appel vise à rassembler industriels, bureaux d’étude, centres scientifiques ou techniques, architectes ou encore sociologues pour mener des recherches techniques, comportementales et environnementales sur l’eau chaude sanitaire.
L’objectif est de développer dans les 3 à 4 ans à venir, des solutions innovantes et abordables à haute efficacité énergétique.
Des scientifiques de l’université de Leeds en Angleterre affirment avoir mis au point une méthode de lavage des vêtements en machine ne nécessitant qu'une tasse d'eau lors de chaque lavage, mais qui donnerait les mêmes résultats que les machines à laver conventionnelles. Afin de commercialiser ce nouveau procédé, l'université a créé une spin-out (entreprise équivalente à une start-up), du nom de Xeros, qui a récemment obtenu un peu moins de 500.000 livres d'investissement de la part d'IP Group, partenaire de commercialisation de l'Université de Leeds.
Une machine à laver typique utilise environ 35 kg d'eau pour chaque kilogramme de vêtements lavés ainsi que de grandes quantités d'énergie pour chauffer l'eau et sécher les vêtements. En Angleterre, l'utilisation de la machine à laver a augmenté de 23% au cours des 15 dernières années, passant de trois fois par semaine en 1990 à une moyenne de quatre fois par semaine et par ménage aujourd'hui. En moyenne, cela représente 13% de la consommation d'eau quotidienne des ménages, soit environ 455 millions de litres d'eau par jour, assez pour remplir 145 piscines olympiques.
Le procédé mis au point par le professeur Stephen Burkinshaw (expert en textiles et teintures) à la Faculté de Design de l'Université de Leeds, consiste à remplacer l’eau par des milliers de minuscules billes de nylon réutilisables (et recyclables) qui attirent et absorbent la saleté et lavent ainsi le linge. Une petite quantité d’eau et de lessive sont utilisés pour mouiller les vêtements, dégager la saleté et former la vapeur d’eau qui active les billes. Après le “cycle de lavage”, les billes tombent à travers un grillage dans le tambour et peuvent être réutilisées une centaine de fois. La machine Xeros utilise 90% d’eau en moins qu’une machine classique pour une consommation d’énergie 30% moindre. De plus, le linge étant sec à la fin de la lessive, recourir à un séchoir est inutile. Lors d’essais en laboratoire effectués conformément aux protocoles de nettoyage industriel utilisés dans le monde entier, le procédé a permis de supprimer pratiquement tous les types de taches de la vie quotidienne, tout en laissant les vêtements aussi frais que lors d'un lavage traditionnel en machine, même sur des linges délicats tels que les broderies et la laine.
D’autres applications pourraient également profiter de ce procédé comme dans les pressings pour ne plus utiliser de perchloroéthylène (solvant très nocif à la santé) pour le nettoyage à sec, dans le traitement des eaux usées et le nettoyage de surfaces dures comme par exemple le dégraissage des métaux.
La commercialisation de la machine Xeros pourrait être effective dès l’année prochaine au même tarif qu’une machine normale.
Plus d’infos : Machine à laver le linge Xeros