02/06/2009

Des façades avec des vitrages photovoltaïques pour demain !

Ce vitrage est capable de laisser passer la lumière, mais également de produire de l’énergie solaire, à l’aide d’un panneau photovoltaïque posé dans un double vitrage. Cette vitre photovoltaïque est capable de s’ajuster en fonction des saisons aux différentes orientations et hauteurs du Soleil, pour laisser passer un maximum de rayons solaires l’hiver et pour éviter de surchauffer les pièces en été. Le système fonctionne comme un capteur solaire classique, et produit de l’eau chaude via un ballon pour le chauffage et le sanitaire.

Cette innovation était le fruit de la société japonaise « Nihon Tele Communication Systems ». Mais le problème de leur solution était son très faible rendement. En effet, ces vitres étaient très coûteuses (1.5 fois le prix d'une fenêtre haut de gamme type triple vitrage, entre 1000 et 2000 dollars le mètre carré), avec une efficacité moyenne d’environ 7% et avec une absorption de 90% du rayonnement solaire et 99% des UV filtrés. Ceci rendait le produit inintéressant et les promoteurs ne se bousculaient pas pour investir.

D’autres entreprises se sont néanmoins intéressées au concept, comme l’américain RSI Solar, qui devrait proposer bientôt une vitre semi-transparente photovoltaïque bon marché et plus performante. Ces vitres ont été conçues pour filtrer 100% des UV et des rayonnements infrarouges. Elles peuvent être fabriquées sur mesure (jusqu'à 2.74 m par 2.74 m) et en grand volume. Cette vitre solaire pourra produire jusqu'à 250 watts d'électricité et faire économiser jusqu'à 50% de la consommation électrique nécessaire au chauffage et à la climatisation d’un bâtiment administratif.

Ainsi, ce vitrage solaire présente des avantages qui pourraient bien susciter l'intérêt des professionnels de la construction. En plus de la production d'eau chaude, il offre aussi une isolation équivalente à celle d'un mur de maison basse énergie (il empêche la chaleur du bâtiment de se perdre dans la nature en hiver ou d'entrer dans le bâtiment en été).

La société RSI Solar a déjà des commandes à n'en plus finir pour cette année : résidences, centres commerciaux, principalement aux Etats Unis et au Canada. Malgré un prix d’achat élevé, le gain en construction et en dépenses d’énergie compense largement ce surcoût.

01/06/2009

Les réserves de pétrole chutent aux Etats-Unis

Selon le département américain à l'Energie (Department of Energy - DoE), les stocks de pétrole brut ont chuté de façon beaucoup plus importante que prévue il y a 2 semaines aux Etats-Unis.

Ainsi, après 3 semaines consécutives de baisse, les réserves ont chuté de plus de 5 millions de barils contre une prévision de seulement 500 milles barils. A l'inverse, les stocks d'essence ont chuté de seulement 600 milles barils, contre une prévision de 1,7 million de barils.

Cette annonce a fait bondir le prix du baril de brut à près de 65 dollars à New-York. C’est le niveau le plus haut enregistré depuis six mois. La sortie de crise qui se profile ne va rien arranger, la reprise économique appellera une demande bien plus forte que l’offre, ce qui n'arragera en rien entre autre notre budget transport et chauffage pour l'hiver prochain...

12.000 panneaux solaires sur un batiment commercial

Aérowatt, producteur indépendant d’électricité à partir d’énergies renouvelables en France métropolitaine et en Outre-Mer, a annoncé la construction d'une centrale photovoltaïque de 12 milles panneaux solaires (fournis par le fabricant Schüco) sur la toiture du parc commercial de la ZAC Porte Sud d'Orange (Vaucluse).

La centrale solaire d'une puissance totale de 2,2MWc sera le plus grand projet de couverture photovoltaïque sur un bâtiment recevant du public en Europe. Le parc commercial ouvrira en mars 2010, mais les panneaux solaires fourniront leurs premiers kilowatts quelques mois avant cette ouverture fin 2009.

Une ancienne décharge transformée en parc animalier

Les 20 hectares de l’ancienne décharge du Bourgailh, utilisés auparavant comme déchetterie par la Communauté urbaine de Bordeaux entre 1983 et 1991, situés sur les communes de Pessac et Mérignac en Gironde, accueilleront dans quelques années (2020) un parc animalier et végétal.

L'ex-décharge reconvertie en site naturel, a été traitée, rendue paysagers et plantée de bruyères. Le biogaz qui en est extrait sert aujourd’hui à chauffer une serre tropicale de 3.000m2. Cette réhabilitation sert de point de départ à un projet de 170 hectares : un pôle économique, « Bioparc », sur 30.000m2, avec la construction de bâtiments susceptibles d'accueillir des entreprises innovantes de la nutrition et de la santé en lien avec le pôle de compétitivité Prod'Innov.

Ce projet d'une trentaine de millions d'euros, est financé par la Caisse des dépôts et consignations, la Caisse d'Épargne, des investisseurs privés et les collectivités.

La crise nous rend plus attentifs à nos dépenses en énergie !

Selon le magazine National Geographic et l’institut de sondage Globescan, qui ont mené pour la deuxième année consécutive une enquête en ligne auprès de 17.000 consommateurs de 17 pays, évaluant leur comportement dans quatre domaines (logement, transport, alimentation et produits de consommation), les consommateurs de la planète sont plus attentifs à l’impact de leur mode de vie sur l’environnement. Une prise de conscience certainement stimulée par la crise économique qui nous oblige tous à revoir nos dépenses d’énergie.

Ainsi, l’Inde, le Brésil et la Chine arrivent en tête, alors que les Américains et les Canadiens sont toujours bons derniers en termes d’impact de leurs modes de vie et de consommation sur l’environnement. La France, l’Espagne, et l’Allemagne font quant à eux de nets progrès, alors que la Russie et le Mexique régresse un peu. Les progrès se situent surtout au niveau des économies d’énergie dans le logement (modes de chauffage économiques et écologiques) et dans les transports (à cause de la hausse des prix des carburants, plus de transport en commun, plus de covoiturage, ou plus de vélo…).

La crise économique mondiale semble donc été le moteur de cette évolution, 80% des personnes interrogées expliquant que l’argent reste la principale raison qui les pousse à réduire leur consommation d’énergie. C’est aussi une bonne nouvelle pour l’environnement, en espérant que ces changements positifs dans les comportements survivront à la reprise…